Aller au contenu principal

Qui a le droit d'installer un éclairage extérieur permanent au Québec? Quatre règles à vérifier

Façade d'une maison de banlieue montréalaise éclairée en blanc chaud le long de la ligne de toit, à la tombée du jour

Au Québec, les travaux d’électricité de votre éclairage extérieur permanent reviennent à un maître électricien, et à personne d’autre : la Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ) est catégorique là-dessus. Autour de cette règle, trois autres encadrent qui peut travailler chez vous et selon quel code — dont une qui vient de changer en septembre 2026. Voici les quatre, avec ce que vous pouvez vérifier vous-même en quelques minutes.

Règle 1 — L’électricité, c’est un maître électricien

La CMEQ ne laisse aucune marge d’interprétation : « En vertu de la Loi sur les maîtres électriciens et la Loi du bâtiment du Québec, seuls les maîtres électriciens peuvent exécuter ou faire exécuter les travaux d’électricité. » Et elle précise la portée : « Nul ne peut exécuter des travaux d’électricité, de quelque nature que ce soit, dans sa résidence ou ailleurs pour autrui, s’il n’est pas entrepreneur électricien. »

C’est la Corporation elle-même qui délivre le permis correspondant : « La Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ) délivre la licence d’entrepreneur de sous-catégorie 16 qui permet d’effectuer des travaux d’électricité au Québec. Les maîtres électriciens du Québec sont obligatoirement membres de la Corporation. » Autrement dit, être membre de la CMEQ n’est pas un badge de qualité volontaire : c’est la loi. Sa page sur le choix d’un entrepreneur électricien ajoute que « de par la loi, tout entrepreneur en électricité doit être membre de la Corporation des maîtres électriciens du Québec ».

La CMEQ chiffre aussi ce que coûte l’infraction : « Une personne contrevenant à la Loi sur les maîtres électriciens et à la Loi sur le bâtiment est passible d’une amende allant de 5 000 $ à 200 888 $. »

Règle 2 — La licence se vérifie en ligne, avant de signer

Côté entrepreneur général, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) pose la règle de base dans sa foire aux questions : « La Loi sur le bâtiment exige que tout entrepreneur de construction qui offre ses services pour exécuter ou faire exécuter des travaux au Québec doit posséder une licence en règle. Sauf pour les exceptions prévues par la Loi et ses règlements, une licence est également requise pour tous les constructeurs-propriétaires qui exécutent des travaux de construction. »

Le point pratique, c’est que vous n’avez pas à croire quiconque sur parole. La RBQ tient un registre des détenteurs de licence et invite directement les citoyens à s’en servir : « Avant d’embaucher un entrepreneur pour vos travaux de rénovation ou de construction, vérifiez s’il détient bien une licence valide. » Une fiche du registre ne dit pas seulement oui ou non. On y trouve notamment l’« association ou compagnie offrant son cautionnement », les « réclamations en cours ou indemnités versées, s’il y a lieu », une éventuelle « restriction de licence aux fins de travaux publics » et la « liste des répondants sur sa licence et leur(s) domaine(s) de qualification ».

La RBQ donne aussi la raison financière de le faire : « protégez votre argent en embauchant un entrepreneur détenant une licence de la RBQ. Cela vous donne accès à une garantie financière en cas de litige. » Elle ne publie ni montant ni conditions sur cette page — c’est l’accès au recours qui est l’argument, pas une somme.

Le réflexe reste rare. En février 2026, la RBQ a lancé une campagne publicitaire sous le thème « Des rénos tout croche, c’est décourageant », en constatant qu’« encore trop peu de consommatrices et de consommateurs vérifient la licence de leur entrepreneur ». La Régie ne publie pas de pourcentage.

Notre numéro, si vous voulez faire l’essai de la recherche : Vision Bleu LED, RBQ 5864-7108-01.

Règle 3 — Deux versions du code de l’électricité sont valides en ce moment

C’est la nouveauté de 2026, et elle explique pourquoi deux électriciens peuvent vous parler de deux codes différents sans que l’un des deux ait tort.

La RBQ rappelle d’abord le cadre : « En vertu de la Loi sur le bâtiment, la réglementation concernant le domaine de l’électricité au Québec est contenue dans le chapitre V, Électricité, du Code de construction et dans le chapitre II, Électricité, du Code de sécurité. » Ce chapitre a été mis à jour : « La mise à jour du chapitre V, Électricité, du Code de construction du Québec (chapitre B-1.1, r. 2) est entrée en vigueur le 26 mars 2026. Constituée du Code canadien de l’électricité (CCÉ), 25e édition, ainsi que de modifications spécifiques au Québec, la nouvelle réglementation propose plusieurs changements concernant la conception et la réalisation des installations électriques. »

Puis la transition a été allongée. Le 26 août 2026, la RBQ annonçait la publication de règlements « effectifs le 10 septembre 2026 », qui « ont pour objectif de prolonger d’un an la période transitoire suivant l’entrée en vigueur des plus récentes versions de ces chapitres ». Concrètement, pour l’électricité : « les dispositions du chapitre V, Électricité, du Code de construction, telles qu’elles se lisaient avant le 26 mars 2026, peuvent elles aussi être appliquées à la construction d’une installation électrique, à condition que les travaux aient débuté avant le 17 octobre 2027 ». La condition porte sur le début des travaux, pas sur leur fin.

Le ministre du Travail, Jean Boulet, avait confirmé la mesure en juin. Le communiqué du gouvernement en donnait la raison : « Cette prolongation permettra de réviser les nouvelles normes prévues et de procéder à une consultation élargie des parties prenantes afin de réfléchir aux solutions pour mieux contrôler l’augmentation des coûts dans l’industrie de la construction découlant du Code de construction. »

Deux précisions qui comptent. D’abord, la RBQ ne se contente pas de laisser le choix : « Bien que la période transitoire soit prolongée pour ces deux codes, la RBQ encourage les concepteurs à utiliser […] le Code canadien de l’électricité 2021 (modifié Québec) pour la construction projetée d’une installation électrique. » C’est un encouragement, pas une obligation. Ensuite, les deux organismes ne nomment pas la même chose de la même façon : là où la RBQ parle de la 25e édition du Code canadien de l’électricité avec modifications du Québec, la CMEQ affiche sur son site qu’une mise à jour est en cours « pour intégrer le Code 2026, qui sera le seul Code applicable à partir du 17 octobre 2027 ». Même échéance, deux appellations.

Règle 4 — Un contrat écrit, et plus d’une soumission

La CMEQ recommande trois gestes à quiconque fait faire des travaux d’électricité : « Assurez-vous que votre entrepreneur est membre de la CMEQ. Faites soumissionner plus d’un entrepreneur en électricité. Exigez un contrat écrit; c’est votre meilleure protection. » Ce sont des recommandations de la Corporation, pas des obligations légales.

Elle détaille aussi ce qu’une soumission devrait contenir : « la liste des travaux à effectuer et du matériel fourni; le coût des travaux avant les taxes; le taux horaire exigé si des travaux supplémentaires étaient demandés; la durée approximative des travaux; les honoraires et allocations pour les déplacements ».

C’est exactement le genre de document qui devrait sortir d’une visite d’évaluation. Chez nous, la visite dure environ 40 minutes et elle est gratuite : on fait le tour de la propriété avec vous, on discute de ce que vous voulez voir allumé tous les soirs, on vous fait une démonstration, on présente la soumission du projet complet et on la parcourt ligne par ligne, puis on mesure les lignes de toit, les niveaux et les soffites. Si vous signez sur place, un dépôt résidentiel de 30 % s’applique à la signature.

Pour voir à quoi ressemblent les systèmes dont on parle, nos pages éclairage extérieur et éclairage paysager montrent les deux grandes familles d’installations, et la zone desservie précise où on se déplace.

Questions fréquentes

Est-ce que je peux installer moi-même un éclairage extérieur permanent chez moi?

Pour la partie électrique, la CMEQ est claire : « Nul ne peut exécuter des travaux d’électricité, de quelque nature que ce soit, dans sa résidence ou ailleurs pour autrui, s’il n’est pas entrepreneur électricien. » La Corporation ajoute que seuls les maîtres électriciens peuvent exécuter ou faire exécuter les travaux d’électricité, en vertu de la Loi sur les maîtres électriciens et de la Loi sur le bâtiment.

Comment je vérifie qu’un entrepreneur a vraiment sa licence?

Par le registre des détenteurs de licence de la RBQ, avec le numéro de licence. La Régie le dit elle-même : « Avant d’embaucher un entrepreneur pour vos travaux de rénovation ou de construction, vérifiez s’il détient bien une licence valide. » La fiche affiche aussi l’association ou la compagnie offrant son cautionnement, les réclamations en cours ou indemnités versées s’il y a lieu, et les domaines de qualification des répondants.

Qu’est-ce que la sous-catégorie 16?

C’est la licence d’entrepreneur délivrée par la CMEQ « qui permet d’effectuer des travaux d’électricité au Québec », selon la Corporation. Les maîtres électriciens du Québec en sont obligatoirement membres.

Quel code s’applique à mon installation en 2026?

Les deux, pour l’instant. Le chapitre V, Électricité, du Code de construction mis à jour est entré en vigueur le 26 mars 2026, mais les règlements publiés le 26 août 2026 et effectifs le 10 septembre 2026 permettent d’appliquer les dispositions antérieures « à condition que les travaux aient débuté avant le 17 octobre 2027 ». La RBQ encourage tout de même l’usage du Code canadien de l’électricité 2021 (modifié Québec).

Est-ce que la licence RBQ me protège si ça tourne mal?

La RBQ écrit qu’embaucher un entrepreneur licencié « vous donne accès à une garantie financière en cas de litige ». Elle ne précise ni montant ni conditions sur sa page destinée aux citoyens — pour les détails d’un recours, c’est à la Régie qu’il faut s’adresser.

Obtiens ta soumission

Quatre étapes rapides. On te répond en un jour ouvrable.

Choisis ton service
Faisons connaissance
Comment te joindre

Suggestions Google pendant la saisie. Tu peux aussi écrire ton adresse ou seulement ton code postal, sans choisir de suggestion.

Autre chose à nous dire ? (optionnel)
  1. Étape 1
  2. Étape 2
  3. Étape 3
  4. Étape 4